LES DIFFÉRENTS DIPLÔMES UNIVERSITAIRES

EN MÉDECINE ESTHÉTIQUE

La médecine esthétique rassemble plusieurs spécialités. Les interventions chirurgicales peuvent, dans la plupart des cas, faire appel à plusieurs connaissances. Il se peut ainsi qu’un médecin ait besoin de décrocher un ou plusieurs des diplômes universitaires en médecine esthétique.

 SOMMAIRE : 

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LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE, UN SECTEUR EN PLEIN BOOM

Depuis le début du XXe siècle, la médecine esthétique conquiert de plus en plus de personnes. Une réalité aussi bien valable du côté des patients que de celui des étudiants en médecine. D’ailleurs en 2019, la chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique est arrivée en tête des spécialités les plus demandées par les internes. Mais en quoi la médecine esthétique consiste-t-elle ? Quels sont les diplômes universitaires médecine esthétique ?

Qu’est-ce que la médecine esthétique ?

Qui dit médecine, dit actes médicaux. Mais il y a la médecine esthétique proprement dit et il y a les deux autres catégories : la chirurgie esthétique et la chirurgie plastique reconstructive.

La médecine esthétique

La médecine esthétique rassemble par conséquent toutes les interventions médicales pour améliorer l’apparence corporelle d’un patient. Une pratique réalisée notamment à l’aide de dispositifs à énergie (lasers, lumière intense pulsée, radiofréquences, …) ou de substances à injecter. (Toxines botuliniques, agents de comblement, …)

La chirurgie esthétique

Cette technique n’a pas non plus de but thérapeutique ni reconstructeur. Elle rassemble toutes les interventions faisant appel aux techniques ablatives et les actes chirurgicaux, à l’instar de la liposculture, la liposuccion, la greffe de cheveux ou encore les techniques d'injection.

La chirurgie plastique reconstructive

La chirurgie plastique reconstructive, quant à elle, est faite pour réparer des malformations congénitales ou acquises. Elle vise donc la thérapie au profit d’un besoin esthétique.

 

LES DIPLÔMES UNIVERSITAIRES EN MÉDECINE ESTHÉTIQUE QUE NOUS PROPOSONS À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE CRÉTEIL (PARIS-EST)

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Diplômes Universitaires en Techniques d'Injection et de Comblement en chirurgie plastique et maxillo-Faciale ou DUTIC

Depuis plusieurs années, les injections de toxine botulique et d’acide hyaluronique constituent un traitement de choix pour garantir la jouvence. Si la première est préconisée pour atténuer les rides d’expression, la seconde, elle, est indiquée pour améliorer le bas du visage. La toxine botulique est ainsi injectée sur les rides horizontales du front, les rides du lion et les rides de la patte d’oie. L’acide hyaluronique, pour sa part, est plus utilisée comme produit de comblement ou pour hydrater la peau en profondeur.

Alors que ces techniques d’injection et de comblement sont de plus en plus utilisées, elles ne prennent pas forcément beaucoup de place dans le programme des études initiales. Fort heureusement, les formations injection acide hyaluronique sont proposées pour perfectionner ces techniques. Les grands axes de la formation se concentrent essentiellement sur les indications et contre-indications, les bonnes gestes techniques, l’environnement réglementaire et le traitement d’éventuelles complications.

 
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Diplôme Universitaire en Assistantes en Médecine Esthétique ou DUAME

Le métier d’assistant médical tend depuis 2018, hormis le fait de soulager le médecin traitant avec les tâches chronophages, à réellement aider ce professionnel. S’il est libre de choisir les missions qu’il souhaite lui déléguer, le médecin peut voir en cette qualification un réel soutien durant les actes chirurgicaux ou les simples interventions esthétiques. Il faudra dans ce cadre que le poste soit occupé par une auxiliaire de santé ou un paramédical ayant reçu les compétences nécessaires pour ce faire.

La formation DUAME, unique en France, permettra à ces assistant(e)s en médecine esthétique de maitriser plusieurs compétences : reconstituer des produits injectables, gérer le matériel médical usagé ou souillé, connaitre des bases d’anatomie des tissus superficiels, préparer des peelings et topiques, etc.

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Diplôme Universitaire de Médecine Anti-Âge ou DUMAA

La médecine anti-âge est sans aucun doute le versant le moins connue de la médecine esthétique. Dans ce cadre, elle agit à deux niveaux. Le niveau interne pour conserver un esprit vif et un corps sain. L’externe se concentrera sur les signes de vieillissement. On doit toutefois être conscient qu’elle s’offre en premier lieu comme une intervention préventive.

 

Chacun se doit d’adopter les bonnes habitudes au quotidien afin d’éviter de recourir à cette pratique médicale. D’ailleurs, informer sur ces modes de vie fait partie du programme de la formation diplômante DUMAA. Elle offre également une ouverture pratique sur la médecine dite 5P.

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Diplôme Universitaire en Médecine Esthétique et réparatrice Génitale ou DUMEG

La science est en perpétuelle évolution, et ce n’est pas la médecine esthétique qui nous dira le contraire. Si on reconnait cette spécialité comme apanage du visage, les parties intimes en jouissent autant. La chirurgie intime est en plein envol en offrant plusieurs options dont la restauration ou le rajeunissement des parties génitaux (remodelage des grandes lèvres, correction des hypo ou hypertrophie vaginale, augmentation du pénis, …). Les interventions sont, entre autres, pour les femmes en post partum ou encore ménopausées, ou souffrant d’une modification post cancérigène. Elles sont également proposées pour corriger des troubles sexuelles telle la dyspareunie ou le vaginisme. Pour ce faire, les agents physiques sont généralement utilisés.

 

Malheureusement pour de nombreux femmes et hommes voulant embellir leurs intimités, la demande surpasse l’offre. Peu de praticiens sont habiles quant à la pratique de cette technique étant donné que des formations à cet égard sont rarement dispensées. Le DUMEG est justement un diplôme spécifique pour les étudiants qui vont pouvoir maitriser à la perfection l’anatomie féminine et masculine, exercer les méthodes de restauration et de réjuvénation au profit des parties reproductrices, mais aussi reconnaitre les limites et les complications de cette spécialité.

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Diplôme Universitaire concernant les Agents Physiques utilisés en Médecine Esthétique ou DUAPME

L’utilisation des agents physiques tels les lasers, la cryothérapie, le plasma, la carboxythérapies, les led, les radiofréquences et bien d’autres substances est très courante en médecines esthétiques. Vu que l’emploi de ces matières engendre moins d’effets secondaires et est moins invasif, cette méthode est très demandée. Néanmoins, comme les médecins reçoivent rarement des formations spécifiques à ce genre de pratique, ce programme permet justement d’initier les praticiens à ces techniques fréquemment utilisées.

 

Il va permettre aux postulants d’être capables d’identifier les propriétés de chaque agent, leurs indications, mais surtout leurs contre-indications, ainsi que d’évaluer les complications éventuelles et bien évidement d’être autonomes dans leurs actes.

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Diplôme Universitaire en Médecine Environnementale ou DUME

La médecine environnementale et la santé environnementale dans leur fondement et leur pratique ne sont pas pareilles, mais sont indéniablement complémentaires. L’une se base sur une définition biologique et une classification des maladies d’origine environnementale. L’autre prouve et interprète la relation entre la dégradation environnementale et la santé. Dans les deux cas, il est donc question de savoir mettre en relation les effets aussi bien synergiques que systémiques des milliers de xénobiotiques sur notre organisme. Et pour pallier le manque de pédagogie sur l’impact de ces molécules chimiques polluantes sur notre santé, ce DU en médecine environnementale arrive à point nommé. Elle s’adresse aux médecins, aux internes et aux sages-femmes.

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DU d’implantologie orale et maxillo-faciale ou DUIOMF

Un beau sourire fait partie intégrante de l’esthétique. Et qui dit beau sourire, dit belle dentition.  Depuis plus de 20 ans déjà, grâce à l’implantologie orale et maxillo-faciale, la pose d’une prothèse dentaire, parfois gênante voire douloureuse, n’est plus un passage obligé pour avoir ce panoramique dentaire irréprochable. En effet, l’implantologie orale est une branche de la chirurgie maxillo-faciale. Elle consiste à poser des implants, indubitablement moins gênante qu’une prothèse simple et avec un effet plus naturel. Pour pouvoir exercer cette discipline, il faut être certifié d’un diplôme en implantologie orale. Ce dernier s’obtient après une formation non incluse dans le cursus universitaire. Ce programme est attribué aux médecins spécialistes en chirurgie maxillo-faciale et stomatologie, ainsi qu’aux chirurgiens-dentistes. À la fin du stage, ces médecins devront répondre à 4 impératifs : être aptes à maîtriser les bases de la chirurgie dentaire et à mettre à jour leur connaissance sur les règlementations qui régissent ce domaine. Être capables d’assurer une intervention chirurgicale dans le respect des règles de l’art. Pouvoir satisfaire les patients en accord avec ses examens cliniques, physiques et paras cliniques. Et enfin, être habiles dans le maniement des différents instruments chirurgicaux et des appareils utiles aux diagnostics, employés dans cette spécialité.

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DU Techniques microchirurgicales ou MICROCHIRURGIE

La microchirurgie est une branche de la chirurgie reconstructrice. Elle consiste à greffer une partie du corps, les implants sont habituellement des transplants cutanés, mais peuvent également être des greffes moins communes et plus compliquées à implanter à cause de leurs petits calibres, comme des tendons, des vaisseaux ou encore des nerfs. Dans ces cas-là, la technique ne reste plus seulement esthétique, mais surtout fonctionnelle. Comme il s’agit d’un acte encore plus délicat et plus précis que la chirurgie générale, cette formation permet essentiellement aux internes en chirurgie de perfectionner leurs pratiques en transplantation et suture des micros tissus.

QUI PEUT PRATIQUER LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE ?

Quand on exerce la médecine esthétique, on exerce avant tout la « médecine ». C’est donc un métier découlant d’un cursus universitaire dans ce domaine et certaines spécialisations sont plus aptes à le pratiquer que d’autres. Dermatologue, ophtalmologue, oto-rhino-laryngologue, chirurgien cervico-faciale et chirurgien plasticien en font notamment partie. Durant leur formation postdoctorale, ils ont en effet déjà reçu une formation médecine esthétique selon leur spécialisation. Ce qui n’est pas le cas d’un médecin généraliste ni d’un médecin de tout autre spécialité d’ailleurs. Si ces derniers veulent par conséquent exercer en médecine esthétique, il faudra suivre un stage de formation pour avoir tous les prérequis nécessaires à l’activité. Même exigence pour les spécialités susmentionnées si le médecin en question n’a pas exercé depuis trois ans ou plus dans le domaine et souhaite reprendre ses activités.

Au-delà de ses compétences purement scientifiques, le médecin pratiquant cette spécialité se doit d’avoir un sens de l’esthétique, d’être passionné par ce qu’il fait et d’avoir un côté humain. Il n’est pas toujours donné à tout le monde de pouvoir changer la vie des gens, de leur redonner confiance en eux en embellissant une ou plusieurs parties de leur corps. Le professionnel a donc tout intérêt de visualiser ce qui est « beau » corporellement parlant pour avoir le résultat escompté. Etant dans un domaine en perpétuel amélioration, il se doit aussi de toujours se remettre à niveau. Cela se traduit notamment par le maintien des habilités et compétences.

LES DIFFÉRENTES SPÉCIALISATIONS AUTOUR DE CE SECTEUR

Chirurgiens plasticiens

Ce type de chirurgien doit être titulaire d’un diplôme en chirurgie plastique en plus de son éventuel diplôme en chirurgie générale. Son rôle est de pratiquer des interventions de reconstruction d’une ou de plusieurs parties du corps. Il intervient notamment chez les grands brulés, ou chez certaines personnes ayant subi des exérèses totales ou partielles. Bien évidemment, dans le respect total de l’esthétisme, ce qui le distingue des simples chirurgiens généralistes.

Médecins Laséristes

Un médecin lasériste est un médecin esthétique ou un dermatologue ayant un diplôme universitaire européen de lasers médicaux qui se spécialise dans le traitement par lasers (des rides, des cicatrices, des rougeurs, etc.) et ayant une parfaite connaissance des propriétés et de l’indication de cet agent physique.

Médecins esthétiques

Souvent confondue avec les chirurgiens plasticiens, les médecins esthétiques visent seulement à améliorer l’aspect physique du corps et à retarder les effets du vieillissement, contrairement aux premiers qui réparent les défauts corporels. Le médecin esthétique peut être un dermatologue, un chirurgien esthétique, un chirurgien spécialiste de la tête et du cou ou même un simple généraliste, ayant suivi une formation médecine esthétique sur un ou deux ans selon les universités.

Dermatologues

Le dermatologue ou banalement appelés médecin de la peau est un médecin ayant suivie des études en sus de la médecine générales spécialisés dans les traitements de la peau et des phanères. Le dermatologue même ne pratiquant pas des actes chirurgicaux est indispensable en médecine esthétiques, en faisant le lien entre la pathologie et l’esthétique, cosmétique et médicaments.

Ophtalmologistes

L’ophtalmologiste est un spécialiste de la région orbitaire, de par son approche chirurgicale c’est un intermédiaire de choix pour l’esthétique du visage, comme on dit souvent, tout est dans le regard. Il a un rôle non des moindres dans la chirurgie esthétique. En effet, certaines utilisations de produits peuvent engendrer des complications oculaires. Il faut mentionner par ailleurs que l’utilisation de l’acide botulique très réputé dans l’effacement ders rides a été initié par un ophtalmologue.

Chirurgiens cervico-faciaux

C’est un chirurgien de la partie cervicale et faciale, qui est obligatoirement propriétaire d’un diplôme de spécialiste en chirurgie de la sphère ORL et qui a suivi des formations spécialisées sur les actes opératoires au niveau du cou et de la face. La chirurgie cervico-faciale est de ce fait une sous spécialité de la chirurgie ORL.

Oto-rhino-laryngologie

L’oto-rhino laryngologue est le chirurgien responsable des chirurgies au niveau du nez, des oreilles et de la partie cervicale. Il a en sa possession un diplôme en chirurgie ORL sans obligatoirement avoir un diplôme en chirurgie générale. Dans le contexte plastique, la rhinoplastie est la pratique vedette de cette branche chirurgicale. Se refaire le nez est actuellement devenu une demande banale, et l’intervention s’est populariser au même rang qu’une simple appendicectomie.

CONDITIONS, BÉNÉFICES ET RISQUES DE RECOURIR À LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE

Comme toute intervention médicale, la médecine esthétique présente des bénéfices et risques, aussi minimes soient-ils.

Bénéfices

La médecine esthétique est la chirurgie esthétique sont deux entités différentes. Si l’une est moins invasive que l’autre, la seconde est plus précise que le premier. L’avantage de l’un fait l’inconvénient de l’autre, mais même en étant différentes, ces deux branches se complémentent. Dans tous les cas, l’efficacité n’est plus à prouver pour les deux concepts.

Effectivement, la médecine esthétique est moins invasive, légèrement douloureuse, mais ne nécessite pas une anesthésie. De ce fait, un des avantages est également l’absence des périls liés aux produits anesthésiants. Elle engendre peu ou pas de complications post injection. En termes de tolérance, les produits sont habituellement bien supportés par les patients. Le coût est aussi assez abordable sur le plan de l’accessibilité. Nombreux sont d’ailleurs les cabinets, parfois clandestins, qui effectuent les injections.

La chirurgie esthétique est quant à elle une thérapie plus ciblée, et en plus des corrections simples, elle permet aussi l’exérèse de certaines paries indésirables, elle est également réparatrice de certaines zones manquantes comme dans les cas des greffes ce qui n’est pas à la portée de la médecine esthétique. Les résultats de la chirurgie sont majoritairement à long terme, contrairement à ceux de la médecine.

Risques

Le risque zéro n’existe pas. Quand on touche ce qui est physiologique, on s’attend forcément à des conséquences. Pour la médecine, on note les risques d’allergie aux produits injectées. Il peut également y avoir des hématomes, le risque de thrombose et logiquement d’embolie n’est pas à exclure. La paralysie faciale ne doit pas non plus être sous-estimé.

Quant à la chirurgie, une intervention dans ce cadre est toujours dangereuse. Les risques hémorragiques sont les plus redoutés, et cela va sans dire, ceux de choc hypovolémique. Pour les implants, le rejet des greffes est aussi un risque à courir.

Conditions

Au vu de ces éléments, la personne qui souhaite recevoir des soins esthétiques doit s’assurer d’avoir tous les documents nécessaires au bon déroulé de l’intervention. Il s’agit en premier lieu d’effectuer une évaluation médicale par un médecin bien formé. Cette consultation doit par la suite conduire à un diagnostic fondé et à l’élaboration d’un plan de traitement personnalisé. D’ailleurs, ceci est devenu une obligation depuis le 1er mai 2017. Néanmoins, le traitement peut être effectué par le médecin lui-même ou par une infirmière auxiliaire.

D’autres conditions incombent également au  patient. Il doit s’assurer auprès de son médecin traitant ou avoir la garantie de son infirmière qu’en cas d’éventuels effets secondaires ou de complications, il sera pris en charge comme il se doit. Il lui faut aussi s’assurer que les soins seront dispensés dans un environnement répondant aux normes applicables. L’on se réfère non seulement au cabinet de consultation, mais également au respect de la confidentialité du dossier et des règles d’hygiène pour prévenir les infections.

 

En termes de chirurgie esthétique, le lifting cervico-facial est l’une des interventions star de cette discipline. Ce procédé, actuellement très demandé dans le monde de l’esthétique, consiste à corriger l’affaissement cutané au niveau de la partie cervicale et des joues, qui sont souvent victimes de creusement.